Le Glaucome et ses Opérations à Toulon – Var

Le glaucome est une maladie chronique du nerf optique, souvent liée à une pression intraoculaire (PIO) trop élevée. Surnommé le « voleur silencieux de la vue », il évolue longtemps sans symptôme : un dépistage régulier est donc essentiel pour préserver la vision.

La prise en charge va des collyres au laser (iridotomie, trabéculoplastie) jusqu’à la chirurgie, classique (trabéculectomie) ou mini-invasive (MIGS). Au Centre IRIS à Toulon, le diagnostic, le traitement et le suivi sont assurés sur place.

Dépistage
Dès 40 ans

Évolution
Chronique, indolore

Objectif
Préserver le nerf optique

Traitements
Collyres · laser · chirurgie

L’essentiel en un coup d’œil

  • Définition : atteinte progressive du nerf optique, souvent liée à une PIO élevée.
  • Symptômes : longtemps absents ; perte du champ visuel périphérique ; douleur en cas de forme aiguë.
  • Facteurs de risque : hérédité, âge, myopie forte, hypertonie oculaire.
  • Diagnostic : tonométrie, OCT, champ visuel, gonioscopie.

La prise en charge

  • 1ʳᵉ intention : collyres hypotenseurs (à vie).
  • Laser : trabéculoplastie (SLT) ou iridotomie.
  • Chirurgie : MIGS mini-invasives ou trabéculectomie.
  • Pronostic : maladie non guérissable mais bien contrôlable.

Le glaucome est une maladie insidieuse. Un suivi régulier est crucial, surtout chez les sujets à risque. Une prise en charge précoce permet de préserver la vision durablement.

— Les ophtalmologues du Centre IRIS

Qu’est-ce que le glaucome ?

Le glaucome est une maladie chronique caractérisée par une destruction progressive des fibres du nerf optique, le plus souvent associée à une élévation de la pression intraoculaire. Les lésions étant irréversibles, tout l’enjeu est de les détecter et de les stabiliser le plus tôt possible.

C’est la deuxième cause de cécité dans le monde. En France, environ 800 000 personnes sont concernées, dont près de la moitié l’ignorent car la maladie reste longtemps asymptomatique : la perte de vision débute en périphérie et la vision centrale est conservée jusqu’aux stades tardifs.

Les différents types de glaucome

TypeCaractéristiques
À angle ouvert (chronique)Forme la plus fréquente (~90 %). Évacuation de l’humeur aqueuse réduite au trabéculum, PIO en hausse progressive, sans symptôme au début.
À pression normaleAtteinte du nerf optique malgré une PIO dans les valeurs normales (< 21 mmHg).
À angle fermé aiguUrgence : fermeture brutale de l’angle, PIO très élevée, douleur intense (voir ci-dessous).
CongénitalRare, présent dès la naissance ; anomalie des voies d’évacuation nécessitant une chirurgie précoce.

Facteurs de risque

Non modifiables

  • Âge (risque multiplié après 70 ans)
  • Antécédents familiaux de glaucome
  • Origine afro-caribéenne ou asiatique
  • Myopie forte (ou hypermétropie pour l’angle fermé)

Modifiables

  • Hypertonie oculaire
  • Diabète, hypertension artérielle
  • Apnée du sommeil
  • Corticothérapie prolongée

Symptômes et signal d’urgence

Le glaucome chronique est silencieux : il n’entraîne aucun signe perceptible pendant des années, puis une réduction progressive du champ visuel périphérique (vision « en tunnel » aux stades avancés). D’où l’importance du dépistage.

Urgence ophtalmologique : le glaucome aigu par fermeture d’angle se manifeste par une douleur oculaire intense, un œil rouge, une vision trouble avec halos colorés, des nausées ou vomissements. Il impose une consultation immédiate.

Diagnostic et examens

  • Tonométrie : mesure de la pression intraoculaire (normale : 10 à 21 mmHg).
  • Examen du nerf optique : évaluation de l’excavation papillaire.
  • Gonioscopie : analyse de l’angle iridocornéen (ouvert ou fermé).
  • OCT : mesure des fibres nerveuses, pour le diagnostic et le suivi.
  • Champ visuel : détection et suivi des déficits fonctionnels.

Traitements médicaux et laser

L’objectif de tous les traitements est d’abaisser la pression intraoculaire pour protéger le nerf optique. Le traitement médical par collyres constitue le plus souvent la première ligne.

Classe de collyreAction principaleRythme
Analogues des prostaglandines↓ PIO de 25 à 30 % (1ʳᵉ intention)1×/jour, le soir
Bêta-bloquantsRéduisent la production d’humeur aqueuse1 à 2×/jour
Inhibiteurs de l’anhydrase carboniqueRéduisent la production d’humeur aqueuse2 à 3×/jour
Alpha-2 agonistes↓ production et ↑ évacuation2 à 3×/jour
Des associations fixes permettent de réduire le nombre d’instillations et d’améliorer l’observance.

Les traitements laser

LaserIndication
Trabéculoplastie sélective (SLT)Glaucome à angle ouvert ; 1ʳᵉ intention ou complément ; ↓ PIO de 20 à 30 %, répétable.
Iridotomie périphériqueGlaucome par fermeture d’angle (traitement et prévention sur l’œil controlatéral).
CyclophotocoagulationGlaucomes réfractaires ; réduit la production d’humeur aqueuse.

Chirurgie : MIGS et techniques classiques

Lorsque le traitement médical et le laser ne suffisent plus, la chirurgie permet d’abaisser durablement la pression. Les MIGS (chirurgies mini-invasives) présentent un profil de sécurité documenté, souvent en association avec la chirurgie de la cataracte.

Technique mini-invasive (MIGS)Principe
iStentMicro-implant trabéculaire, souvent combiné à la cataracte ; glaucome léger à modéré.
HydrusMicrostent dilatant le canal de Schlemm sur une plus grande surface.
XEN Gel StentMicroshunt vers l’espace sous-conjonctival ; alternative mini-invasive à la trabéculectomie.
PAUL · GATT / OMNIImplant de drainage et trabéculotomie ab interno de nouvelle génération.

Les chirurgies conventionnelles

  • Trabéculectomie : création d’une voie d’évacuation sous la conjonctive ; référence pour les glaucomes évolués (↓ PIO de 60 à 80 %).
  • Sclérectomie profonde non perforante : alternative avec un risque réduit d’hypotonie.
  • Implants de drainage (Ahmed, Baerveldt) : pour les glaucomes réfractaires ou complexes.

La stratégie thérapeutique, étape par étape

  1. Traitement médical de première intention et/ou SLT, éducation et surveillance.
  2. Optimisation du traitement ; MIGS si une chirurgie de cataracte est indiquée.
  3. MIGS isolées ou trabéculectomie.
  4. Implants de drainage ou cyclophotocoagulation pour les cas réfractaires.

Questions fréquentes

Le glaucome se guérit-il ?

Le glaucome ne se guérit pas, mais se contrôle très bien avec les traitements actuels, ce qui permet de préserver la vision.

Dois-je arrêter mes collyres si ma pression est normale ?

Non. C’est justement le traitement qui maintient la pression basse : son arrêt entraînerait une remontée de la PIO.

Puis-je conduire avec un glaucome ?

Généralement oui, sous réserve que le champ visuel respecte les critères légaux de conduite.

Les MIGS remplacent-elles la chirurgie classique ?

Elles complètent l’arsenal thérapeutique mais ne remplacent pas totalement les chirurgies conventionnelles dans les cas sévères.

Y a-t-il des activités à éviter ?

Aucune restriction particulière. Il faut éviter les traumatismes oculaires et signaler tout traitement par corticoïdes.

Mis à jour le 7 juin 2026 · Contenu relu par Dr Hugo Bourdon, ophtalmologue à Toulon — RPPS 10101793973.

Sources : Ameli — Glaucome · SNOF — encyclopédie